Un professionnel sur cinq appréhende les changements dans son travail

Un professionnel sur cinq appréhende les changements dans son travail

Enquête: préparer les employés à l’avenir est la priorité première des responsables RH et managers

Jeudi 22 octobre 2015 — Plus de deux professionnels belges sur trois sont convaincus que leur travail va complètement changer dans les cinq ans. 81 % se sentent pourtant prêts à s’en sortir professionnellement. Un sur cinq dit appréhender les changements dans son travail. Voilà ce qui ressort d’une enquête de Kluwer Formations.

A travers cette enquête, Kluwer Formations, qui fait partie de Wolters Kluwer, entendait sonder la vision de l’avenir du professionnel belge. 2.540 professionnels ont participé à l’enquête menée par iVOX en septembre 2015, dont 1.165 employés, 842 responsables RH et 533 managers.

 

Préparer les employés à l’avenir est la priorité première des entreprises

La plupart des personnes interrogées voient leur avenir professionnel en rose. 22 % des employés disent pourtant ne pas se sentir prêts pour l’avenir. 27 % des employés disent appréhender les changements dans leur travail, contre seulement 15% des responsables RH et 19 % des managers.  

On notera également que les professionnels francophones voient souvent l’avenir plus sombre que leurs collègues néerlandophones: 30 % des francophones appréhendent les changements dans leur travail, contre 16% des néerlandophones. De même, les professionnels sans diplôme de l’enseignement supérieur, les fonctionnaires, le personnel enseignant et les employés de grandes entreprises sont plus vite négatifs à propos de l’avenir.    

La priorité numéro un des responsables RH et managers est pourtant claire: préparer les employés à l’avenir dans les domaines de la formation et du développement. “Bien que la majorité des personnes interrogées soit positive à propos de son avenir professionnel, il est une bonne chose que les RH et le management s’attèlent à faire en sorte que leurs employés soient à l’épreuve du futur”, dit Miek Wouters de Kluwer Formations. “L’avenir, tant proche que lointain, est plus ‘VUCA’ que jamais: volatile, incertain, complexe et ambigu. Et nos fonctions n’y échappent pas non plus: il ressort de différentes études que de très nombreuses fonctions sont appelées à disparaître au cours des dix prochaines années et que de nouvelles professions verront le jour à un rythme effréné. S’ils ne veulent pas rester sur la touche, les professionnels ont intérêt à continuer à se développer, et les entreprises à les soutenir dans leurs efforts.”

 

Pourquoi le ‘super motivé’ apprend-il?

Kluwer Formations a également tenté de dresser le profil du ‘super motivé’, le professionnel qui se sent complètement prêt pour l’avenir. En voici quelques traits de caractère marquants: le ‘super motivé’ apprend par intérêt ou pour gravir les échelons. En témoignent également ses projets d’apprentissage : il veut avant tout se spécialiser dans le leadership et le people management. La culture d’entreprise joue également un rôle catalyseur majeur qui l’encourage à apprendre.    

“Les résultats montrent également à quel point les motivations à apprendre varient en fonction de la vision de l’avenir. Les personnes interrogées qui déclarent voir l’avenir en rose et ne pas appréhender le changement, apprennent beaucoup plus souvent par motivation intrinsèque. Elles ont soif d’apprendre et veulent gravir les échelons. Les professionnels qui voient l’avenir plus sombre et ne se sentent pas armés pour l’affronter, évoquent beaucoup plus souvent des motivations externes lorsqu’il s’agit d’apprendre: parce que cela leur est imposé par leur manager, par exemple, ou pour assurer leur sécurité d’emploi. Cette enquête semble confirmer que les super motivés sont faits pour survivre professionnellement”, dit Miek Wouters de Kluwer Formations.